Les lois protégeant les animaux québécois

Tous ne sont pas de bons maîtres pour leurs animaux. Alors que certains deviennent immédiatement les chouchous de la famille et reçoivent les plus douces attentions, d’autres deviennent littéralement des défouloirs pour des hommes et des femmes cruels et impatients. De nombreux animaux se retrouvent à la rue ou dans un refuge d’animaux (faisant souvent face à l’euthanasie) afin de libérer les anciens propriétaires qui déménagent dans un lieu n’acceptant pas les bêtes à poils. Les moins chanceux naissent au sein d’élevages commerciaux de chiens, qu’on surnomme également « usines » et qui sont réputées pour les traitements inhumains infligés à leurs « produits ». Vous l’aurez compris, l’article d’aujourd’hui se basera sur les mauvais traitements infligés aux chiens et aux chats ainsi que les lois qui servent à les contrecarrer, s’il y a lieu. Loin d’être aussi bien protégés que les êtres humains, les animaux de compagnie ont heureusement attiré davantage l’œil des législateurs dans les dernières années. Le plan d’action du MAPAQ Le Ministère de l’Agriculture, des Pêches et de l’Alimentation du Québec a publié, en novembre 2010, une stratégie visant à améliorer le bien-être des animaux au sein de la société québécoise. Parmi les priorités, on retrouvait notamment la prévention ainsi que la surveillance adéquate de la santé et du bien-être de ceux-ci. Vous l’aurez compris, ce document s’applique à l’ensemble des créatures animales. Le fameux plan d’action, d’une longueur initiale de 24 pages, fait ici l’objet d’un résumé par le MAPAQ. Il est séparé en quatre objectifs : 1)      Comprendre l’importance que revêt la bonne santé des animaux. Il serait ainsi nécessaire de mieux prévenir et gérer les maladies développées par les animaux. Le plan mentionne la nécessité d’allouer des ressources suffisantes à cette surveillance ainsi que la possibilité de partager les connaissances déjà acquises en matière d’élevage responsable. Cette étape fut baptisée « concertation » puisqu’une bonne discussion est précurseur d’une stratégie efficace. 2)      Optimiser la prise des décisions à partir du moment où la maladie est détectée. Lorsqu’on réalise qu’un animal est malade, il faut agir aussi vite que possible afin d’éviter l’aggravement de sa condition, donc la mort potentielle de celui-ci. Le MAPAQ table entre autres sur une détection rapide des maladies, donc sur la mise en place d’outils de diagnostics accessibles pour les propriétaires. L’information devrait être diffusée rapidement et des actions concrètes devraient être prises par les autorités comme par les propriétaires d’animaux pour que le diagnostic soit plus rapide. 3)      Améliorer la santé et le bien-être de la population animale – principalement celle du cheptel – en prévenant et en gérant mieux les maladies. Il est essentiel, toujours selon le document du MAPAQ, d’instaurer différentes mesures pour amener les gens à agir. Certaines mesures devront être...