Ventilation des bâtiments et réglementation

Ventilation des bâtiments et réglementation

La ventilation des bâtiments privés et publics est à l’ordre du jour car de plus en plus d’études faites par des laboratoires indépendants pointent les risques inhérents à un mauvais système de ventilation pour la santé de la population. Que sait-on vraiment sur les risques pour la santé? Où est en actuellement la législation au Canada?

Les risques médicaux d’une mauvaise ventilation

Il a été prouvé maintes fois qu’il existe une relation directe entre la mauvaise ventilation d’une habitation et la dégradation des capacités respiratoires des personnes fragiles ainsi que globalement un affaiblissement des systèmes immunitaires en raison d’une fatigue et d’un stress respiratoire provoqué par des divers facteurs. Ces derniers sont bien sûr la moisissure, le pollen, la présence de particules volatiles chimiques provenant des produits d’entretiens ménagers comme les aérosols, les cires, les détergents pour sol ou pour cuisine. Enfin, une grande partie de ces substances toxiques pour la population proviendrait des substances émises lors de la combustion pendant la cuisson selon les études officielles. On ne peut donc que conseiller au minimum l’utilisation d’une hotte de cuisine et de ne pas oublier d’ouvrir ses fenêtres à chaque fois que l’on cuisine. Il faut ajouter à ces particules toxiques émises à l’intérieur de notre maison, celles provenant de l’extérieur. Lorsque le temps est chaud et humide, particulièrement en ville, cela est susceptible de grandement faire augmenter l’humidité à l’intérieur de la maison, ce qui favorise la prolifération des bactéries, des champignons, voire des virus. Enfin, à noter que la pollution atmosphérique fortement présente dans les villes pénètre elle aussi la maison qui n’a pas de ventilation adéquate. Un système de ventilation est donc là pour vous assurer une qualité de l’air optimale, avec une élimination des mauvaises particules produites par l’activité ménagère, tout en assurant le renouvellement d’un air filtré provenant de l’extérieur.

 

ventilation et législation

 

Réglementation et évolution de la législation

La législation a cependant beaucoup de mal à se mettre en place, malgré les risques avérés pour la santé, en raison notamment du prix d’installation, qui fait pression sur les propriétaires ayant un grand parc immobilier. A l’heure actuelle ce sont essentiellement le Code national du bâtiment du Canada, mais aussi à l’échelle internationale les normes ASHRAE qui font office de réglementation concernant les critères de ventilation des maisons. Ces règles englobent des prescriptions sur la ventilation et l’aération générale des habitations, mais aussi des prescriptions sur les ventilations mécaniques. Cependant le principal problème réside dans le fait qu’actuellement, dans certaines régions du Canada, comme au Québec, ce sont en dernier ressort les municipalités qui établissent par décret les critères sur la ventilation, et elles s’avèrent beaucoup trop laxistes face aux dangers pour la santé pointés par les études. Actuellement la Régie du Bâtiment du Québec souhaiterait uniformiser cette réglementation et elle est appuyée dans ce cadre par les principales organisations et associations dans le domaine de la construction et du bâtiment. Cependant elles s’opposent à la réticence des propriétaires qui rechignent à entreprendre des travaux très coûteux pour mettre à jour les habitations en termes de systèmes de ventilation. De plus, il apparaît que la population est encore très mal renseignée sur les risques inhérents d’une ventilation de mauvaise qualité. Cette absence de prévention et d’informations sur les risques respiratoires font que les locataires exercent généralement peu de pression sur les propriétaires, qui eux, savent faire jouer leurs influences sur les pouvoirs municipaux. Les taux de ventilation qui sont à l’heure actuelle prescrits par le Code national du Bâtiment du Canada se basent sur les normes ASHRAE (pour Ventilation for Acceptable Indoor Air Quality). Ces normes s’établissent de 0 à 1, avec une croissance allant avec l’efficacité de la ventilation. Généralement les pays recommandent un taux s’établissant entre 0,3 et 0,5, les pays du Nord, surtout en Scandinavie, étant généralement les plus sévères, en raison notamment d’un environnement rude qui favorise la moisissure et le manque d’aération. Cette unité indique le taux de renouvellement de l’air par heure dans la maison. Dans le Code national du Bâtiment du Canada, vous trouverez les mesures relatives à la ventilation dans les sections 6 et 9, qui traitent respectivement du Chauffage, de la ventilation et du conditionnement pour la première et des Maisons et petits bâtiments pour la seconde. Mais il semble qu’il ne faille pas attendre la législation pour entreprendre dès à présent l’installation de systèmes de ventilation si vous avez la chance d’être propriétaires.

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1 Comment

  1. Mouais, c’est souvent l’argent qui prend le dessus sur la santé dans ce genre de situations.

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